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L'INSEE a publié les résultats de ses études menées sur la consommation des ménages français durant le mois d'avril 2008.
Un bilan s'impose nettement : la consommation des ménages est en panne.
En effet, les dépenses des ménages français en produits manufacturés, secteur qui représente environ un tiers de leur consommation totale, marquent un recul de 0,8%, par rapport au mois d'avril 2007. Ces dépenses avaient déjà régressé de 1% en mars et de 1,2% en janvier.
Les dépenses de consommation en biens durables se réduisent elles aussi, à hauteur de 0,6%.
Pour le commerce, c'est un repli de 0,6%, après un moi de mars déjà maussade qui avait affiché - 1,4%.
Les dépenses de consommation en textile-cuir diminuent encore, avec – 3% (-2.9% en mars).
Le seul secteur économique ayant maintenu son activité est celui des biens d'équipement du logement, avec une progression de 1,6%, après un mois de mars stable.
Mais, même dans ce domaine, apparaissent des chiffres étonnants.
En effet, on entend par biens d'équipement du logement : l'électroménager, l'électronique grand public et les meubles.
L'ameublement et l'électroménager ne sont pas dynamiques.
La progression du secteur électronique grand public (écrans plats, consoles de jeux, lecteurs mp3...) est en grande partie responsable des bons résultats de la consommation de biens d'équipement pour le logement.
Les ménages français, en raison de leur perte de pouvoir d'achat (l'inflation à 3% devrait, selon les économistes, se maintenir sur l'année 2008) doivent faire des choix.
Ces choix se font entre l'épargne et la consommation, les produits de consommation indispensables et facultatifs...
De ces choix dépend la santé future de l'économie française.
Pour faire face à une situation économique difficile et maintenir un équilibre entre les achats de première nécessité (alimentation, énergie...) et les achats de loisirs, les ménages français peuvent faire appel aux services des IOB (intermédiaire en opérations de banque).
En effectuant un rachat de crédits (regroupement de toutes les créances en un seul prêt de substitution) il ne reste plus qu'une seule mensualité, fortement diminuée. La gestion du budget en est largement simplifiée et le pouvoir d'achat est accru.
(arcticle modifié le 20/06/2008) |