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L'Institut National des Statistiques et des Etudes Economiques (INSEE) a publié, à la fin du mois de janvier 2008, le taux d'inflation de l'année 2007.
Contrairement à ce qu'avait laissé penser la hausse des prix que les consommateurs ont subi au cours de l'année 2007, le taux d'inflation, pour cette année 2007, est ''seulement'' de 1,5%.
En 2005, il était de 1,8%, puis de 1,6% en 2006.
Le gouvernement tablait sur un taux d'inflation de 1,3%.
Comment expliquer ce faible taux d'inflation alors que les prix à la consommation ont tant augmenté ?
Les prix à la consommation n'ont réellement connu une forte hausse, en France, que durant le second semestre de l'année 2007.
L'énergie, les matières premières alimentaires (donc toute la filière alimentaire) et les loyers d'habitation ont été les secteurs les plus touchés.
Les prix raisonnables du premier semestre 2007 permettent ainsi d'atteindre une moyenne de prix annuelle bien plus faible que celle qu'on pouvait attendre.
Mais attention, cela ne veut pas dire que les consommateurs français n'ont pas perdu autant de pouvoir d'achat qu'ils le prétendent...
Si l'on parle en terme de ''glissement annuel'' (progression des prix, entre un mois donné et le même mois de l'année précédente), la perte de pouvoir d'achat des consommateurs français apparaît nettement.
Par exemple, alors que le taux d'inflation 2007 des produits alimentaires n'est que de 1,4%, le taux de ''glissement annuel'' de ces mêmes produits est, quant à lui, de 3,1% pour le mois de décembre.
De même, toujours sur le mois de décembre, la moyenne des différents chiffres sur les produits à la consommation atteint un taux de ''glissement annuel'' de 2,6%.
Le taux d'inflation de l'année 2007 ne permet donc pas, à lui seul, de faire un portrait de la situation économique dans laquelle se trouvent les consommateurs français.
Il est important de prendre également en compte le ''glissement annuel''.
(arcticle modifié le 13/03/2008) |