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L'enquête qui a permis d'établir le profil sociologique du surendetté, a été réalisée en avril 2001 par la Banque de France.
Une forte majorité (58%) des débiteurs surendettés sont célibataires, divorcés, séparés ou veufs.
Il faut savoir qu'en 1990, la proportion de personnes vivant seules était de 30% et que depuis elle a encore augmentée.
57,5% des surendettés ont au moins un enfant à charge. Parmi les surendettés on note une prépondérance des familles monoparentales.
L'âge de la majorité des personnes surendettées est compris entre 35 et 55 ans.
55% des personnes touchées par le surendettement sont issus de la catégorie des ouvriers et des employés, cette catégorie ne représentant que 30% de la population française.
32% des déclarants sont chômeurs ou inactifs.
Les débiteurs ont un faible revenu, dans la majorité (72%) inférieur à 1500 euros, cette tranche de revenus ne concernant que 60% de la population.
Dans 42% des dossiers les revenus sont inférieurs ou égaux au SMIC. Néanmoins on constate que la part des débiteurs percevant le SMIC est faible (5%) du fait de leur faible accessibilité au crédit.
Les principales ressources des débiteurs surendettés sont le salaire et les allocations logement et familiales.
D'une manière générale, les surendettés disposent de peu de patrimoine: seuls 14,6% sont propriétaires de leur résidence principale. Et 57,3% de ces résidences étant évaluées à moins de 75000 euros.
75% des personnes concernées par le surendettement sont locataires contre 40% de ménages français.
Très peu de personnes surendettées disposent d'une épargne:8,2% de dossiers.
Dans la moitié des dossiers le débiteur dispose d'un véhicule.
80% des ménages concernés par le surendettement ne dispose que d'un seul de ces trois actifs patrimoniaux:résidence, épargne ou véhicule.
Dans un contexte de détérioration rapide de leur environnement (moindre progression des revenus, montée du chômage...) une part importante des ménages continue à s'endetter à court terme pour faire face à des difficultés grâce au recours aux crédits de trésorerie ou au découvert bancaire dont la diffusion se maintient à un niveau élevé.
(arcticle modifié le 27/02/2005) |