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l'investissement immobilier et le crédit



La Banque Centrale Européenne annonce à mots couverts un, voir deux relévements de son taux directeur d'ici à la fin de l'année 2006.

A l'heure actuelle, son principal taux directeur reste inchangé depuis le mois d'août dernier à 3%.

L'investissement immobilier semble quant à lui de plus en plus difficile et délicat à mesure que les prix continuent de grimper, avec en parallèle une remontée des taux d'intérêts.

En dix ans, on observe que les prix dans l'ancien ont largement doublé, ce qui réduit les capacités d'achat des primo-accédants, des jeunes, des retraités et des ménages modestes.

La fièvre acheteuse continue et les crédits à l'habitat sont toujours en progression, malgré un léger ralentissement du rythme.

Le parc locatif français devient inaccessible pour certaines populations jeunes, aux revenus modestes..., en raison du niveau élevé des loyers et des garanties qui sont exigées par les baîlleurs et notamment dans les grandes agglomérations.

Le niveau d'accession à la propriété est de 62% en France ce qui est loin derrière nos voisins espagnols ou anglais qui dépassent tous deux les 85%.

Les taux faibles de cette dernière décennie ont attiré une population jeune désireuse d'accéder à la propriété le plus tôt possible.

Les relèvements de la Banque Centrale Européenne (BCE) ne devraient pas inquiéter les futurs acquéreurs dans la mesure où une forte concurrence sévit entre les établissements bancaires, ce qui contribue à maintenir des taux faibles.

Le crédit immobilier reste un produit d'appel pour les établissements bancaires qui exigent une domiciliation du compte et captent ainsi de nouveaux clients.

La réduction du coût de la mensualité grâce à un allongement de la durée du crédit permet d'augmenter la capacité d'emprunt des futurs acquéreurs, disposés également à investir leur épargne.

La tendance observée en matière de crédit immobilier en 2006 est:
- une baisse de l'épargne
- un allongement de la durée des prêts
- un âge moyen des acquéreurs qui diminue
- 30% des prêts contractés sont à taux variables contre 70% à taux fixe.

La bulle immobilière tant annoncée n'est pas là, la demande est toujours soutenue et on n'observe pas de hausse des impayés ou des contentieux en matière de crédit immobilier.

De nombreux propriétaires immobiliers n'hésitent plus à utiliser la formule du rachat de crédits pour diminuer leurs mensualités et pour garder un pouvoir d'achat.

N'oublions pas que la consommation des ménages reste le principal moteur de la croissance économique.


(article modifié le 11/09/2006)
















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