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Etude des dossiers de crédit
Il est bien évident que l'analyse que fait le consommateur sur sa capacité à rembourser ne coïncide pas toujours avec celle du professionnel.
Ce dernier n'a pas pour intérêt de vendre un maximum de crédits mais de vendre des crédits qui seront remboursés.
Le prêteur doit à la fois maintenir la compétitivité de son offre et avoir aussi une bonne analyse pour assurer le rendement de sa production. Il ne peut évidemment pas anticiper sur les imprévus qui peuvent toucher son client au cours de la durée du crédit qui va de quelques mois à quelques années.
Le prêteur doit aussi ne pas négliger la qualité de son dossier au risque de devoir compenser ses pertes en augmentant ses marges.Il perdrait alors sa compétitivité. Il ne doit cependant pas être trop restrictif pour ne pas perdre des parts de marché.
Les établissements de crédit se sont dotés d'outils puissants et de personnel performant pour maîtriser l'octroi des crédits.Il en ressort trois principes:
- la décision d'accepter ou de refuser est du ressort exclusif du prêteur même si le montage du dossier peut être effectué par le demandeur.
- la vérification du fichage ou non au FICP ou du fichier interne à l'établissement est faite.
- l'examen des données fournies et du score permet enfin l'octroi ou non du crédit.L'examen s'appuie sur l'observation sur une longue période du déroulement des dossiers avec mise en évidence des corrélations entre les données socio-économiques des clients et leurs taux d'incidents voire même de pertes finales.
Bien sûr, grâce au traitement informatique, l'étude des dossiers se fait très rapidement.
D'après un sondage TNS SOFRES , 90% des crédits à la consommation sont recouvrés sans incidents. Et parmi les 10% restants, les incidents sont résolus dans 8% des cas.
Peut-on penser qu'en refusant un peu plus de crédits on pourrait encore diminuer les taux d'incidents? Pour réduire les insolvables il faudrait refuser deux fois plus de dossiers qu'aujourd'hui .Le surendettement ,lui, ne serait pas éradiqué puisqu'il a des causes étrangères au crédit dans deux tiers des cas.
La croissance d'un crédit de qualité est non seulement compatible mais aussi liée à la lutte contre le surendettement.
(article modifié le 28/11/2008)






